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Les échanges commerciaux entre la Chine et le continent africain sont de plus en plus prégnants et l’intérêt de l’apprentissage du mandarin (la langue officielle chinoise) s’est révélé indéniable tant dans les universités que dans les écoles secondaires.

Trois pays se démarquent, dans la pratique de cet enseignement : l’Afrique du Sud, Madagascar et la Tanzanie.

L’Afrique du Sud

Ces derniers mois l’Afrique du Sud a marqué un tournantet la ministre de l’Education, Angie Motshekga, promet un enseignement du mandarin (en tant que second langue) pour à peu près 500 écoles secondaires dans les cinq prochaines années, contre quinze pour le moment.

La formation des professeurs est indispensable et le projet d’une immersion des étudiants-professeurs sud-africains en Chine est prévue à mesure de cent par an. Le gouvernement chinois participera également de ce projet puisqu’il fera don de manuels scolaires d’apprentissage du mandarin, dans l’attente d’un manuel national sud-africain à destination des écoles du pays.

Ce projet avait cependant soulevé de vives réactions l’année dernière, notamment de la part du syndicat enseignant Sadtu, qui l’avait décrit comme«une nouvelle forme de colonisation». Cela avait tout de suite été minimisé par la ministre de l’enseignement, qui avait présenté son programme comme une marche vers un “développement plus important” du pays sans que cela soit au détriment de l’enseignement des langues africaines.

Madagascar

Le pays a mis en place l’enseignement du mandarin à une échelle moindre mais dont l’importance se fera sentir avec le temps. L’école Le petit Nid, installée dans la capitale (Antananarivo), dispense des cours de mandarin depuis 2013. A l’origine, seulement 210 étudiants y étaient inscrits, aujourd’hui le chiffre plafonne à la moitié des élèves, soit près de 1.500 – la fourchette d’âge allant de huit à dix-sept ans. La chef de direction de l’école souhaite, quant à elle, rendre obligatoire les cours pour une plus grande égalité des chances entre les enfants. .

L’enseignement est dispensé par les diplômés malgaches de l’Institut Confucius d’Antananarivo.”Conscient du défi et des avantages de parler cette langue, ils (les étudiants) attachent une grande importance à la formation“, s’est ainsi exprimé Ramantsarazaka Héry Zo (chef de l’équipe d’enseignement du mandarin) au média Xinhua.

Là aussi, on peut noter l’implication de l’ambassade de Chine à Madagascar. Celle-ci a favorisé l’enseignement en donnant livres et équipements. Des bourses sont aussi obtenus chaque année par trois à quatre élèves malgaches pour partir poursuivre leurs études en Chine.

La Tanzanie

La Tanzanie travaille à développer cet enseignement de façon pérenne. Actuellement six écoles secondaires et trois universités participent à un programme pilote. Douze enseignants chinois, conduits par l’Institut Confucius de l’Université de Dodoma, travaillent à ce projet d’ampleur nationale. .

Si vous apprenez bien la langue et la culture chinoises, vous pourrez également acquérir des connaissances et des compétences des Chinois qui ont très bien réussi dans ce domaine technologique“, a déclaré M. Akwilapo, secrétaire permanent adjoint de la Tanzanie au Ministère de l’éducation, de la Science et de la technologie, aux étudiants du collège Zanaki à Dar es Salaam. Le but est clairement d’instaurer un échange commercial durable entre les deux pays et de permettre aux étudiants tanzaniens d’acquérir des compétences plus amples, en partant poursuivre leurs études en Chine.

Les trois universités participantes assurent aussi une formation d’étudiants dans le but de prendre le relais des volontaires chinois et de créer une vraie génération d’enseignants du mandarin made in Tanzania.

 

A propos de l'auteur

L'art. Le Féminisme. https://lesconsolantes.wordpress.com

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