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Militant écologiste, Sikhosiphi Radebe a été assassiné il y a quelques jours à Xolobeni, dans la province du Cap. A la nuit tombée, des hommes, habillés en policiers, l’ont abattu devant sa femme et son fils, avant de s’enfuir. Touché à huit reprises, l’homme a succombé à ses blessures. Selon le Guardian, deux heures avant sa mort, il avait contacté Nonhle Mbuthuma pour s’assurer de sa sécurité et la prévenir de l’existence d’une « liste noire » touchant, sur laquelle lui et d’autres militants écologistes (dont Mbuthuma) se trouvaient.

Président du Comité de crise d’Amadiba, Sikhosiphi Radebe militait activement contre la société australienne MRC. Celle-ci prévoyait l’exploitation de la côte sud-africaine et souhaitait en tirer du titane, du zircon et du rutile. Selon la société, ce projet se présenterait comme « catalyseur pour la transformation sociale de l’une des communautés les plus pauvres d’Afrique du Sud ».

Cependant, l’action de MRC est loin de faire l’unanimité au sein de la population locale et ce depuis plus de dix ans. La mise en danger du patrimoine environnemental est telle que la liste des opposants augmentent de façon exponentielle et que les altercations avec les défenseurs du projet sont de plus en plus fréquentes. Depuis 2000, le nombre de personnes ayant été intimidés, blessés ou même tués s’allonge cruellement.

Suite à ces difficultés, plus d’une centaine d’organisations de la société civile sud-africaine ont demandé la suspension des autorisations de forer dans la région.

Interpellée suite à l’assassinat de Sikhosiphi Radebe, la société australienne a déclaré qu’elle n’était « en aucun cas impliquée, sous quelque forme que ce soit, dans cet incident« .

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Photo du profil de Manon Yzern

L'art. Le Féminisme. https://lesconsolantes.wordpress.com

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